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De quelques conséquences du libre échange (1980-2010)

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Le libre-échange international impliqua d'abord la baisse, puis la suppression des droits de douane et la mise en place d'un modèle de financement de l'économie dépendant des marchés financiers internationaux. Le commerce exigea des Etats la fin des contrôles de change, des droits de douane et du financement endogène de l'économie, et leur conversion au libre-échange.
Le développement des flux commerciaux
Ce n'est qu'à partir des années 1980 que les flux commerciaux s'intensifièrent dans le monde. Leur développement put tout d'abord s'observer qualitativement dans l'évolution de la composition des exportations sur les quatre dernières décennies du XXe siècle. Le tableau suivant qui retrace cette évolution de 1963 à 2000 souligne que la part dédiée aux produits manufacturés qui couvrait la moitié du volume des échanges commerciaux dans les années 1960 en atteignait les trois quarts en 2000.
Evolution de la composition des exportations de 1963 à 2000
1963
2000
Produits agricoles
29 %
9 %
Produits minéraux
16 %
13 %
Produits manufacturés
52 %
75 %
Total
97 %
97 %
Source : OMC, International Trade Statistics, 2001.
Mais ce développement des échanges commerciaux s'observe surtout quantitativement. Ainsi, selon les données du rapport sur le commerce mondial 2003 de l'OMC, en 50 ans (1950-2000), le commerce mondial fut multiplié par un facteur 12 alors que le PIB mondial ne fut multiplié que par 6. A la fin des années 1960, les échanges mondiaux représentaient un peu plus de 10 % du PIB mondial, ils approchaient 25 % au début de la décennie 2000. De 1950 à 2000, le commerce international augmenta 2 fois plus vite que le PIB mondial.
En France, la part des exportations représentait 22,5 % du PIB français en 2000 contre 15 % en 1950, et les importations 21,4 % en 2000 contre 15,5 % en 1950.
Les échanges mondiaux sont passés de 10 % à 25 % du PIB mondial Sur 30 ans, de fin 1960 à 2000.
Mais cette croissance des échanges internationaux n'est ni uniforme ni universelle. Observée de 1967 à 1997, elle n'a concerné que les pays à hauts revenus (Europe de l'ouest, Etats-Unis, Canada, Japon), et les pays émergents (Grèce, Serbie, Portugal, Israël, Mexique, Brésil, Indonésie, Corée du Sud, Malaisie, Philippines, Thaïlande) avec une croissance des exportations d'environ 2 fois supérieure à la croissance de leur PIB (respectivement 1,96 fois et 2,08 fois).
En revanche, comme le relève le tableau suivant « Des exportations qui augmentent plus vite que le PIB mondial... dans certains pays » sur la même période, dans les pays non émergents, la croissance des exportations reste inférieure à celle du PIB et n'en représente que 88 %.
Des exportations qui augmentent plus vite que le PIB mondial… dans certains pays
PIB
PIB par tête
Exportations
Croissance 1967-1997
1967
1997
1967
1997
1967
1997
PIB
PIB/tête
Export.
Pays non émergents
1348,1
2628,6
886,8
972,3
166,3
452,8
195,0
9,64
172,3
Pays émergents
743,9
3767,3
565,1
1628,4
88,2
1018,1
506,4
188,1
1054,3
Pays à hauts revenus
7851,8
18904,2
12075,0
22965,0
576,1
3302,7
240,7
90,10
473,3
Ensemble
9943,8
25300,1
13526,9
25565,7
830,6
4773,6
942,1
nc
1699,9
PIB et exportations en milliards de dollars constants 1990, PIB par tête en dollars constants 1990.
Source : données CEPII (Centre d'études prospectives et d'informations internationales).
La croissance des exportations des pays non émergents rapportés à la croissance de leur PIB (Export./PIB) n'atteint que 88 % alors que celle des pays émergents atteint 208 % et celle des pays à hauts revenus 196 %.
Cependant, ces rapports ne permettent pas d'affirmer que la croissance de l'un entraîne celle de l'autre, de prétendre que la croissance mondiale est portée par les exportations ou que ces dernières la suivent.
Dès 1990, la commission économique des Nations-Unies pour l'Afrique contestait une étude de la Banque mondiale selon laquelle les pays africians ayant procédé à des plans d'ajustement structurel entre 1985 et 1987 avaient enregistré une croissance réelle du PIB supérieure à celles des pays qui n'en avaient pas appliqué.
De quelques conséquences de la mondialisation
De fait, il n'est pas démontré que la mondialisation a augmenté la croissance des pays de l'OCDE, ni même celle des pays en développement.
La mondialisation commerciale n'a pas, par ailleurs, amélioré ou dégradé la participation des Etats à l'échange international. Sur 30 ans (1967-1998), la part des pays riches dans les échanges mondiaux couvrent toujours 70 % de l'ensemble des échanges mondiaux (68,46 % en 1967 et 70,51 % en 1998). 50 % de ces échanges mondiaux se font exclusivement entre pays riches (51,57 % en 1967 et 49,48 % en 1998) [1].
En revanche, depuis le milieu des années 1980, les écarts de revenus à l'intérieur de chaque pays n'ont cessé d'augmenter. La mondialisation autorise ainsi la montée en puissance de groupes sociaux minoritaires mais augmente les inégalités planétaires et locales en excluant les autres groupes sociaux.
La mondialisation économique et commerciale a également entraîné une augmentation du nombre de migrants internationaux estimé à 175 millions de personnes en 2003 (2,9 % de la population mondiale),.de 1965 à 2000, et la multiplication des organisations non gouvernementales (ONG) qui passèrent de 176 organisations en 1909 à 28900 en 1993. Tout comme l'emblématique société de restauration rapide Mac Donald's qui servait 46 millions de repas par jours et était implanté dans 121 pays au début des années 2000, la mondialisation cherche encore à convaincre du bien fondé économique des mutations qu'elle entraîne, notamment la spécialisation géographique des pays, la division du travail, les délocalisations capitalistiques et les délocalisations d'entreprise.
· La spécialisation économique des espaces
Le commerce international tend en effet à développer une spécialisation géographique dans laquelle les activités économiques sont développées en fonction des avantages compétitifs locaux, notamment par le biais de la sous traitance internationale. Le monde est ainsi partagé entre la production manufacturière en Asie du sud, Asie de l'est et Asie du sud est, la production à haute valeur ajoutée et teneur capitalistique au Japon, aux Etats-Unis et dans l'Europe de l'ouest, et à la marge, la fourniture de matières premières et de productions spécialisées, en Afrique et en Amérique du sud. La pérennité de ce schéma suppose évidemment le maintien de transports à bon marché, ce que la pénurie prévisible d'énergie fossile tend à infirmer.
En ce début de XXIe siècle, la spécialisation économique se présente cependant autour de la Chine, atelier du monde, de l'Inde réservoir d'ingénieurs, du Brésil et de la Russie (regroupés dans l'acronyme BRIC : Brésil, Russie, Inde, Chine). Puis encore, très marginalement tout un marché de ruraux africains et asiatiques pour prendre la relève du prolétariat mondial des mégapoles financières. Sans douter de ce modèle ni en nuancer l'opportunité par une réflexion à plus long terme, les Etats européens ont déjà sacrifié des pans économiques et des branches professionnelles, (agriculture, textile) pour chercher à se spécialiser dans des secteurs à haute valeur ajoutée.
Cette stratégie pourrait nous amener, en cas de retournement de situation, à acheter plus cher ce que nous avons désappris à produire.
Répartition du PIB mondial
1975
2005
2050
Pays développés
66,4
49,1
22,3
Pays émergents
33,6
50,9
77,7
Dont BRIC
13
27
44
Source : World Economic Outlook and Experian Business Stratégies.
· La division internationale du travail
La spécialisation économique des espaces entraîne à son tour une division internationale du travail qui va modifier la structure des emplois résidents, le statut du travail et les normes de rémunération salariale. Selon Robert Reich[2], les salaires des employés de certaines entreprises ou branches professionnelles y gagneront mais au détriment des salaires des employés d'autres entreprises ou branches. Ainsi, la mondialisation entraine, selon lui, l'émergence de 4 grandes catégories de travailleurs, à savoir :
1- les travailleurs protégés, c'est-à-dire les agriculteurs, les fonctionnaires, les mineurs, étant entendu que le minimum de protection dont ils bénéficieraient ne signifie nullement que leur nombre restera stable. Reich les évalue à 25 % de l'ensemble des travailleurs,
2- les travailleurs routiniers, c'est-à-dire « les vieux fantassins du capitalisme dans l'entreprise de production de masse », que l'on retrouve dans l'industrie comme dans la haute technologie. Il les estime également à 25 % de l'ensemble des travailleurs mais considère que cette part devrait fortement se réduire en raison des délocalisations d'entreprise.
3- les travailleurs d'aide à la personne qui peuvent également accomplir des tâches répétitives, sans grande qualification, mais qui exigent un contact direct avec les clients (infirmières, coiffeurs, etc). Ils occupent 30 % de la population des travailleurs mais ce volume augmente. Ces emplois resteront sur place mais subiront les effets indirects de la mondialisation, avec des pressions à la baisse sur les salaires. Ils seront également mis en concurrence avec la main d'œuvre émigrée.
4- Les travailleurs manipulateurs de symboles, c'est-à-dire les emplois qui regroupent les ingénieurs, avocats, conseillers, « courtiers-stratèges », dirigeants de grandes entreprises, médecins, chercheurs de haut niveau, indispensables au développement des entreprises qui seront les seuls bénéficiaires de la mondialisation. Ils échangent des informations plus ou moins libres à l'échelle mondiale. Ils reçoivent la plus importante part du profit que l'entreprise dégage et représentent environ 20 % de la population mais leur volume n'augmente pas. Nous allons vers une société où les écarts sociaux et salariaux vont exploser à l'intérieur et à l'extérieur des nations.
· Les concentrations capitalistiques
La mondialisation économique entraîne des mouvements de concentrations capitalistiques générateurs de nouvelles rentes. Ces mouvements sont certes antérieurs à la mondialisation et se manifestaient déjà dans des cadres nationaux, mais avec une moindre ampleur.
Les concentrations capitalistiques résultent d'une évolution logique du libéralisme qui peut se décomposer en plusieurs périodes : La première correspond à l'exploitation d'une innovation technique ou d'une déréglementation du secteur, la seconde à un processus d'accumulation et concentration, et la dernière se reconnait lorsque des substituts marchands davantage performants ou des lois anti trusts et des contrôles concurrentiels viennent réduire ou supprimer le mouvement de concentration. Une régulation extérieure aux marchés est alors nécessaire.
C'est pour répondre aux processus de mondialisation commercial et financier que les entreprises furent tentées d'augmenter leur taille, par complexe sécuritaire ou par mimétisme. Depuis les années 1990, les fusions-acquisitions transfrontalières, les Offres Publiques d'Achat (OPA), se sont accélérées. De 1992 à 1998, le marché des fusions-acquisitions progressa de 500 % pour atteindre plus de deux fois le PIB français d'alors. Ces fusions se réalisèrent principalement par des offres publiques d'échange d'actions (OPE)[3], et réduisirent le nombre des entreprises, alors que les actions se concentraient dans le portefeuille de quelques grands opérateurs internationaux. Les entreprises cherchèrent à fusionner afin d'atteindre une taille optimale capable de leur faire bénéficier d'économie d'échelle en correspondance avec les exigences de la concurrence dans l'espace mondialisé
100 entreprises mènent le monde
Un rapport de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced)[4] soulignait en 1999 que 100 groupes mondiaux emmenés par General Electric, Ford et Shell détenaient ensemble 1800 milliards de dollars (1730 milliards d'euros) d'actifs à l'étranger, employaient plus de six millions de personnes pour un chiffre d'affaires de 2100 milliards de dollars, soit 1,5 fois le PIB français. Dans le secteur bancaire, selon le FMI, 30 à 50 banques tenaient le marché des changes et des devises clés alors que la FED soulignait que 6 banques contrôlent 90 % des opérations sur les marchés dérivés. Comme de véritables maîtres du monde, ces nouveaux capitalistes organisent l'économie mondiale en dirigeant plus de 60.000 sociétés transnationales qui s'appuient sur plus de 500.000 filiales étrangères et couvrent 25 % de la production mondiale. En 2000, le chiffre d'affaires des 100 premières entreprises mondiales était de 6,637 milliards de dollars et couvrait 21,87 % du PIB mondial[5].
Ces concentrations aboutissent également à la constitution d'oligopsones qui peuvent exiger de leurs fournisseurs des rabais importants les incitant à leur tour à des fusions[6]. Ces structures oligopolistiques affectent certaines branches de production notamment dans les secteurs de la communication, des banques, de l'industrie automobile, dans les anciens secteurs publics et dans ceux de l'énergie. Face à ces mouvements de concentration et d'accumulation capitalistiques, les Etats n'ont guère de possibilité d'influencer la conduite des groupes multinationaux. Comme les firmes transnationales ne connaissent aucune entrave administrative, elles sont libres d'assumer ou de refuser la responsabilité sociale qui leur revient. Leur pouvoir pose de cette façon des limites, non pas simplement de droit, mais également de fait, à la souveraineté des Etats qui, sensiblement amoindrie, ne peut plus opposer les traditions économiques et sociales des communautés nationales aux intérêts des groupes de pression qui bénéficient des retombées de ces rentes de concentration[7] . Les concentrations n'apportent en définitive que peu d'avantages aux consommateurs. Elles créent de nombreuses distorsions et externalités [8] négatives, supportées par les populations, actives ou non actives, résidentes. En revanche, elles dispensent de larges revenus à quelques opérateurs des marchés et investisseurs privilégiés.
· Les délocalisations
L'objectif des délocalisations d'entreprise n'est pas nouveau, il s'inscrit dans la logique capitaliste. On se souvient qu'à la naissance du capitalisme commercial, le capitaliste installe les artisans dans un grand atelier, puis cherche, dans le cadre national, à acquérir une main d'œuvre bon marché. Les délocalisations d'entreprise permettent de prolonger cette logique dans un espace mondial élargi et avec des ressources plus nombreuses et variées.
Les délocalisations consistent à transférer les activités, les capitaux ou les emplois d'une entreprise dans des régions – ou pays – bénéficiant d'avantages comparatifs en matière de coûts de production (coût de la main d'œuvre, accès aux ressources, fiscalité), de pôles de compétence (haute technicité des ressources humaines et infrastructures adaptées), et de débouchés.
C'est un processus qui consiste à séparer les lieux de fabrication ou de transformation des marchandises des lieux de consommation. Il est souvent concomitant à l'externalisation.
A la suite des sociétés multinationales, et après l'ouverture des frontières, il devenait plus avantageux de délocaliser un partie, voire la totalité, des activités de l'entreprise vers des pays possédant de meilleurs avantages concurrentiels que le pays résident. Les délocalisations permettent ainsi d'abaisser les coûts des productions intermédiaires, d'abaisser le prix des biens de consommation. Mais elles impliquent des licenciements sur place, des pressions à la baisse sur les salaires. Elles peuvent également désertifier des bassins d'emplois. Toutefois, selon le Conseil d'analyse économique, la délocalisation partielle de certaines étapes du processus de production peut stimuler la compétitivité des entreprises résidentes et être Source de croissance et d'emploi[9]. Nous retrouvons ici la thèse étudiée précédemment selon laquelle la forte productivité d'une branche ou d'un secteur déverse les emplois sur d'autres branches ou secteurs en crée des emplois.
En guise de prospective
L'avenir de la mondialisation économique n'est pas écrit. Il peut être influencé par plusieurs facteurs. La mondialisation économique peut, sous l‘influence de divers facteurs, favoriser la domination d'un Etat, ou d'un groupe d'Etats, sur le reste du monde, déboucher sur un gouvernement mondial ou sur une tri- ou quadripartition du monde, ou enfin disparaître.
- Le processus de mondialisation économique peut aboutir à la domination d'un pays hégémonique et de ses satellites sur le reste du monde. Dans cette hypothèse, des accords commerciaux bilatéraux, à l'initiative des Etats-Unis, pourront contourner le multilatéralisme préconisé par les institutions internationales. C'est l'hypothèse que pressentait Galbraith.
- Inversement, l'apparition de forces internationales, d'organisations gouvernementales et non gouvernementales, réglementant les échanges, pourrait supposer la mise en place d'un contrôle international, voire d'un gouvernement mondial militant ou étouffant les politiques nationales. C'est l'hypothèse mondialiste qui passerait au dessus du ciment des nations
- La confrontation brutale des zones économiques peut également inviter à la constitution de blocs régionaux protégés et autosuffisants. Dans cette éventualité, les Etats s'unissent pour constituer des zones de libre-échange protégées et développer leur économie interne Ils pourraient ainsi peser davantage dans les négociations internationales et constituer des espaces économiques capables de résister à la concurrence mondiale, Ce pourrait être l'objectif de l'union européenne.
- Enfin, le déclin progressif et l'abandon du processus de mondialisation peuvent également s'envisager dans un délai plus ou moins long. Les crises sociales, leurs répercutions politiques, la persistance du terrorisme, la multiplication des épidémies, les risques écologiques, la réduction puis l'extinction des Sources d'approvisionnement pétrolier et les hausses du prix de l'énergie, inciteront les Etats et les entreprises à réviser les avantages escomptés du commerce international.


[1] - Données Chelem Cepii (Centre d'études prospectives et d'informations internationales placé auprès du Conseil d'analyses économiques (CAE).
[2] - opus cité.
[3] -. L'Offre Publique d'Echange (OPE) consiste à faire une offre d'échanges de titres dans un rapport de cours fixés à l'avance, par exemple actions contre obligations. Les actionnaires des sociétés cibles sont souvent avantagés car l'OPE peut susciter des surenchères publiques ou individuelles.
[4] - Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced), rapport de septembre 1999 sur les investissements internationaux. Le CNUCED créé à la suite d'un cahier de doléances des pays en développement à Genève en 1964 a pour objectif d'améliorer les échanges commerciaux des PED et d'instaurer un nouvel ordre économique international, notamment face à l'OMC et au FMI.
[5] - Source : Fortune, cité par Pierre Le Roy, Comprendre la mondialisation, Globeco n°30, septembre 2003.
[6] - En France, les grandes centrales de la distribution, Agenor (Interrmarché et Spar), Lucie (Leclerc et Système U) et Opéra (Cora et Casino), pouvaient réclamer des rabais à leurs fournisseurs au prétexte que les volumes de leur vente allaient augmenter.
[7] - En 1998, l'OCDE, acquise aux thèses développées par ces firmes, voulut organiser accord multilatéral sur l'investissement (AMI) qui avait précisément pour objectif de libérer les investissements internationaux des contraintes sociales, environnementales, économiques et juridiques imposées aux investissements résidents.
[8] - Il y a externalité ou effet externe lorsque le comportement d'un agent économique a des conséquences, bénéfiques ou défavorables, sur la situation des autres agents.
[9] - Hervé Lorenzi et Lionel Fontagne, .Désindustrialisation et délocalisations, (CAE). La documentation Française 2006.

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