ECONOMIES ET ACTIVITES

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Faire des économies ; si elles sont équitables, c'est bien. Assurer des activités, si elles sont productrices d'emplois territorialement situés en France, c'est mieux et c'est même la condition indispensable pour que les économies aient un sens, plutôt qu'un effet négatif. La réduction de la dette dépend avant tout de la progression vers l'équilibre budgétaire, totalement contrarié par la réduction irresponsable des prélèvements fiscaux ( baisses de taux, plafonnements, niches pérennes, suppression TP, manipulation démagogique de TVA, etc.) ainsi que par le fléchissement des activités et donc des assiettes fiscales.

Revenir sur la baisse aveugle et de principe des impôts serait de sculpter les avantages fiscaux de telle sorte qu'ils bénéficient essentiellement aux activités sous menace de concurrence internationale par les prix. Voilà l'un des leviers de la promotion des activités françaises ; l'autre étant évidemment dans les parts nécessaires de protections commerciales à négocier d'urgence avec l'Europe et les pays tiers, par un complet changement de ligne stratégique. Sans un tel socle, les politiques seulement déflationnistes sont vouées à l'échec économique car d'un effet réducteur des niveaux d'activités aggravant les conséquences de désemploi du libre échange ; elles sont aussi lourdes de risques de provocation sociale, car, aussi nécessaires qu'elles soient à condition de ne pas être pas le seul outil de redressement, elles ne peuvent être ressenties, au prétexte de la réduction des déficits, que comme des rouleaux compresseurs des acquis sociaux au bénéfice réactionnaire des mieux pourvus.

Le blog de Gérard Bélorgey : http://www.ecritures-et-societe.com

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