Les crédits à la consommation
Les crédits à la consommation, quelle forme de crédit choisir ?
Pour toute acquisition d’un bien, va-t-on préférer un crédit dit « affecté », c’est-à-dire qui finance le bien acheté et rien d’autre, ou bien un crédit « non affecté », qui permet d’acheter le bien de son choix ?
• Le crédit « affecté » concerne surtout des biens d’équipement et du secteur automobile. Le vendeur va proposer directement le crédit par l’intermédiaire d’une société de financement spécialisée, le plus souvent filiale du constructeur ou d’une banque. La souplesse du montage est séduisante et fait souvent oublier les frais de dossier, les intérêts de retard si un amortissement ne peut être effectué dans les temps. Lire attentivement les termes de ces contrats puis les comparer avec les propositions des banques. Les établissements bancaires proposent leurs propres crédits à la consommation, soit directement, soit par l’intermédiaire de leurs filiales, et les comparaisons des TEG peuvent être en leur faveur.
Cas pratique :
Actuellement les prêts « auto » sont en promotion. Une grande société spécialisée propose des TEG «à partir» de 3,9 %. Un crédit sur 36 mois de 10 000 € aura des mensualités de 294,48 € avec un TEG effectivement de 3,90%, mais le TEG passera à 6,90 % pour une durée de 72 mois. Les mensualités sont alors de 169,01 €
Un grand établissement bancaire propose pour sa part pour un crédit ayant les mêmes caractéristiques des mensualités de 293,24 € avec trois mois d’assurance offerts. Le TEG passe à 5,95 % pour une durée de 72 mois, soit des mensualités de 164,79 €.
• Le crédit « non affecté » laisse l’emprunteur libre de son acquisition. Trois grandes formes existent, avec des « habillages » plus ou moins sophistiqués car, en la matière, on n’appelle plus un chat, un chat et chaque établissement donne un nom particulier à chacun de ses types de crédits. De plus les taux étant librement fixés, la seule contrainte étant de rester en dessous du taux usuraire, le taux demandé peut alors atteindre des sommets, 17 % par exemple !
• Le découvert en compte de l’ordre de 500 € fait partie de la panoplie reprise dans la convention de compte ; le client est autorisé à un montant de découvert déterminé pour une durée fixée. En cas de dépassement prévu, informer son chargé de clientèle pour un aménagement du montant et/ou de la durée, car les découverts non autorisés sont facturés aux alentours de 18 %.
• Le crédit renouvelable ou permanent, plus connu sous le nom de revolving, est une enveloppe d’autorisation d’une durée généralement d’un an. Les agios ne portent que sur l’utilisation, qui intervient souvent par l’intermédiaire d’une carte spéciale. Le taux se situe entre 7 et 15 %.
• Le prêt personnel, accordé souvent pour une durée de 24 mois, voire plus, fait parfois l’objet de frais de dossier. Il est fondamental de décortiquer le coût, car la même banque peut tarifer le prêt personnel de 4 % à 15 %. La force de la négociation prend toute sa valeur dans ce type de crédit. Il ne faut pas hésiter à mettre en avant la fidélité à l’établissement, la domiciliation du salaire, si tel est le cas l’absence d’incidents de paiement et, surtout… les taux affichés de la concurrence. Le banquier, sauf exception, se rendra à ces arguments pour améliorer le taux. ?
Conseil. Le taux, dans un même établissement, varie de façon considérable en fonction du type de crédit. Le découvert non autorisé est le plus cher, le crédit affecté est généralement moins cher que le crédit non affecté, qui donne plus de souplesse. De façon générale, plus la durée est longue, plus le taux sera élevé. Par exemple un prêt à 3 ans coûte environ 3 % de plus qu’un prêt sur 12 mois.
Extrait : Ravenne-Fraysse, Jocelyne (CB). Choisir… son banquier.
Paris, France: éditions déclics, 2006. 59.



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